3-5 ans·5-7 ans·A la bibliothèque...·Non classé

Biblio #2

Cette razzia pré-vacances à la bibliothèque s’est avérée riche en découvertes. Alors certes, nous avions mis toutes les chances de notre côté en embarquant 15 (!) livres, mais je dois avouer que nous avons été particulièrement inspirés, James et moi. Bravo nous 🙂

Il y a eu de grandes surprises, et notamment Moi, si j’étais grand dont j’ai déjà longuement parlé, mais aussi des confirmations. On a tout aimé, comme à l’école des fans, mais je vais quand même épingler 4 coups de coeur, parce qu’il faut bien choisir.

"Les petites choses à New York" de Gilbert Legrand

James a tellement aimé ce livre, qu’il le veut pour son anniversaire, et pour Noël (en cas de défaillance j’imagine). Il s’agit d’un livre sans paroles où l’on suit les tribulations d’objets du quotidien transformés en héros d’une aventure new yorkaise. L’auteur  travestit des petites choses (pinceau, prise électrique, ouvre-boîtes, casseroles) en protagonistes de son rêve éveillé. C’est un livre sans paroles, et ce sont donc les images qui en parlent le mieux. Morceaux choisis (vous pouvez en voir plus sur le site de l’auteur) :

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J’avais vraiment adoré l’édition récente du Petit chaperon rouge par Père Castor, et illustré par Ilya Green. J’avais donc hâte de découvrir ses propres oeuvres, et c’est donc avec beaucoup d’espoir que nous avons dévoré ces deux tomes d’une petite collection sortie chez Didier Jeunesse en 2007/2008. Les dessins ont confirmé tous nos attentes, et l’univers très enfantin par sa fantaisie et son insolence nous a définitivement séduits les garçons et moi. Marcus a adoré l’histoire de Sophie et sa salade qui ne pousse pas, qui subtilise le plan de Gabriel en cachette, et qui après s’être faite remonter les bretelles par ses amis pour ce chapardage, a la joie de découvrir une petite carotte sur son lopin de terre. Les enfants d’Ilya Green font des bêtises, ils ne s’en tirent pas à bon compte, se fâchent avec leurs copains, mais passent à autre chose sans regarder derrière eux. Dans Strongboy, on suit les hésitations d’Olga, qui voudrait bien commander tout le monde, mais c’est sans compter sur tout le monde, qui a autre chose en tête. Spéciale dédicace à la dernière planche, qui j’en suis sure, est une allusion subtile à Zoolander:

"Strongboy, le tee-shirt de pouvoir" d'Ilya Green"

Olga a voulu commander tout le monde, mais seules les fourmis lui ont obéi. Des fourmis, dont elle avait exigé qu’elles lui construisent une piscine. Dans Zoolander, Derek Zoolander, découvrant la maquette du futur centre éducatif « Pour les enfants qui savent pas lire », se met dans une colère noire: un centre aussi petit, c’est à peine bon pour des fourmis. (regarde ici, c’est super drôle).

(Oui, c’est une semaine spéciale canalisations)

"Safari dans le lavabo" de Guillaume Guéraud et Hélène Georges

(Mode digression IN) Quand j’étais petite, j’habitais à Rodez, et Rodez, comment dire, c’était assez soporifique pour les adolescents. Je ne me prononcerai pas sur Rodez aujourd’hui, c’est peut-être devenu hyper funky, mais à l’époque, bof… Toujours est-il qu’à Rodez, j’allais beaucoup à la bibliothèque, et à la librairie, surtout à la Maison du Livre, la grande librairie du centre ville. Et il y a un truc qui m’impressionnait vraiment, c’est que la dame de la librairie avait créé une maison d’édition, les Editions du Rouergue, dont les magnifiques couvertures envahissaient les vitrines de la librairie. Et j’étais assez fière, que dans cette petite ville, et pas à Paris, il y ait une si chouette maison d’édition (mode digression OUT)

"Safari dans le lavabo" de Guillaume Guéraud et Hélène Georges

Safari dans le lavabo, c’est l’histoire de l’eau savonneuse qui s’écoule par les canalisations, puis dans les égouts de la ville, où les animaux les plus improbables se sont donnés rendez-vous, c’est esthétiquement superbe, les illustrations d’Hélène Georges sont magnifiques, c’est aussi très érudit, la progression dans les tréfonds de la ville emmène le lecteur de découverte en découverte, pour finir sur un magnifique plan large, un panorama de la ville envahie par les habitants incongrus des égouts. Une vraie réussite.

"Mère Méduse" de Kitty Crowther

Enfin, impossible de ne pas évoquer Mère Méduse de Kitty Crowther, je ne connaissais pas encore cette auteure, et comme tout le monde, j’ai été totalement séduite par cette mère méduse, cette fée effrayante, débordante et étouffante d’amour, qui doit apprendre à libérer son enfant, et trouve dans sa générosité la force de lui faire confiance. C’est beau, parfois âpre, et forcément émouvant.

 

 

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