5-7 ans·cinéma·Les classiques

Cinéma, cinéma #2: Le Bon Gros Géant

James et moi, on est retournés au cinéma, et après Les Malheurs de Sophie, on a encore vu une adaptation littéraire. C’est juré, on l’a pas fait exprès.

Mais il parait que s’il n’était pas mort, Roald Dahl aurait 100 ans aujourd’hui, alors j’en profite pour vous parler un peu du dernier film qu’on a vu avec James, Le Bon Gros Géant.

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Quand j’étais ado, l’une de mes camarades de classe ne jurait que par Le BGG. Moi, je ne l’avais pas lu, et à vrai dire, je crois que je n’étais même pas vraiment familière de l’œuvre de Road Dahl. Quand j’y pense aujourd’hui, cela me semble étrange, car je lisais pourtant beaucoup, mais il semble qu’il soit alors passé complètement au-delà de mon radar. Toujours est-il que face à tant d’enthousiasme, j’avais alors lu Le BGG, et j’avais trouvé ça… chouette. Ouais, sympatoche quoi (la fille qui tient un blog sur la littérature jeunesse et qui avoue qu’elle n’a jamais adoré, ni même lu Road Dahl, non mais allo quoi) (d’ailleurs, récemment, j’ai lu – relu, je ne sais plus – Matilda, et ben j’ai trouvé ça vachement bien). Mais revenons-en à nos moutons. Bref, je n’avais pas d’attachement particulier immodéré pour Le BGG avant d’aller le re-rencontrer au cinéma, mais je savais que j’avais envie que James voit un film de Spielberg au cinéma, d’autant que l’un de ses films cultes, c’est Charlie et la Chocolaterie, version Tim Burton. L’occasion rêvée donc de faire découvrir à James un autre grand cinéaste de mon enfance, mais dans un style pour le moins différent !

J’avais lu ici et là que l’adaptation de Spielberg avait laissé la presse pour le moins dubitative (je vous livre ici une revue de presse titrée « Le bon gros gâchis », ça laisse peu de place à l’imagination). Pourtant James et moi avons passé un excellent moment.

Ce qui m’a frappé de prime abord, c’est l’approche très premier degré adoptée par Spielberg. Premier degré dans les dialogues, les relations avec les personnages, le rythme, et surtout, une façon de raconter, et de prendre le temps très vintage. J’ai eu l’impression de voir un film sorti pendant mon enfance (ou d’entendre James me raconter son premier cours de décathlon, 11mn35s de récit montre en main, pour décrire le tour des agrès du gymnase). Pour autant, on est loin de l’ode à l’esthétique 80s que l’on peut retrouver avec une certaine afféterie dans une série comme Stranger Things, on est plutôt dans une sorte de retour à un certain artisanat cinématographique. C’est d’autant plus rafraichissant que le film recourt largement aux technologies modernes. Nous ne l’avons pas vu en 3D, mais la simple animation du BGG est d’une grande fluidité.  Alors certes, esthétiquement, je trouve, dans son ensemble, le film assez laid. Je ne suis pas fan des décors dans leur ensemble (sauf l’arbre aux rêves bien sûr). Ce pourrait être un gros point noir, néanmoins, cela fait aussi écho à une période et un univers, et cela s’inscrit dans une certaine  tradition que j’appellerais trollesque.

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Bouh qu’ils sont vilains

Et puis en définitive, ce qui m’a le plus marquée, c’est que malgré la taille disproportionnée de son héros, Spielberg filmait son histoire à hauteur d’enfant, sans artifices humoristique ou pyrotechniques, sans se soucier de faire des clins d’œil aux plus grands, prenant le temps d’étirer les scènes et le récit, s’attardant sur certains détails, ne boudant pas son plaisir lorsqu’il s’agit de faire péter la Reine d’Angleterre.

Je ne me souviens pas spécialement de l’œuvre de Road Dahl, et je l’imagine vraisemblablement plus sombre, peut-être plus dense ou plus inquiétante que le film de Spielberg. Mais on a aimé voir ces flacons remplis de rêves, on a aimé les stratagèmes du BGG, mué en agile félin chorégraphe, pour se dissimuler lors de ses escapades nocturnes dans les rues de Londres, on a aimé parcourir avec lui la campagne (écossaise ?) à grandes enjambées, on a aimé petit-déjeuner avec la Reine d’Angleterre, et a on aimé tordre le vocabulaire (ça, c’est un truc qu’on adore en règle générale).

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Bref, on a passé un vrai bon moment, dans une bulle confortable et cotonneuse, on a même partagé un sachet de pop-corns, et on s’est dit que décidément, il fallait vraiment qu’on aille plus souvent au cinéma.

 

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