3-5 ans·cinéma·film

Cinéma, cinéma #3: La Chouette, entre veille et sommeil

Marcus étant un petit deuxième, il a été « exposé » aux écrans un chouïa plus tôt que son frère (je garde des souvenirs émus entre LOL et WTF de ce temps désormais lointain où nous cachions les yeux de James si une télé était allumée, j’en pleurerais presque si je n’en riais pas). Toujours est-il que jusqu’à ces dernières vacances d’automne, Marcus n’avait encore jamais été au cinéma. J’attendais ce moment avec impatience, mais je sais d’expérience qu’il est particulièrement ardu de trouver des programmes adaptés aux plus petits, et en l’occurrence, aux 3 ans de Marcus.

Alors quand j’ai vu qu’était sorti La Chouette, entre veille et sommeil, une collection de 5 courts métrages d’animation, autant vous dire que mon sang n’a fait qu’un tour: ce serait le premier film de Marcus! Regardez plutôt:

La Chouette, personnage animé, fait le lien entre les différents film, entrainant les petits spectateurs vers diverses aventures. Le premier film, Compte les moutons, de Frits Standaert, est une adaptation du livre éponyme de Mireille d’Allancé (une adaptation, encore!), que je ne connaissais pas. On y suit les aventures d’un petit garçon qui n’arrivant pas à dormir, se voit conseiller par son père de compter les moutons (la lâcheté du père qui lit enfin son journal après une journée harassante de travail, je te raconte même pas :-)). Quelle n’est pas sa surprise quand il voit apparaître au pied de son lit une dizaine de moutons pour le moins envahissants. Ce n’est pas le court métrage que j’ai préféré, l’animation en est très efficace, mais ne sied guère à mes préférences esthétiques en la matière. Néanmoins, c’est l’un de ceux que les garçons ont préférés, le récit est très mignon, et a complètement engagé les garçons.

"Compte les moutons" de Frits Standaert

J’ai particulièrement apprécié deux films, pour leur humour et leur univers visuel.

Une autre paire de manches, de Samuel Guenolé, décrit avec fantaisie un épisode incontournable de la vie des enfants (et des parents): le moment tant redouté de l’habillage. Arthur se voit harceler par sa mère: « Dépêche-toi de t’habiller, il est l’heure d’aller à l’école! » Arthur voudrait bien se dépêcher, c’est pas ça, mais il semble que les éléments se liguent contre lui pour l’empêcher de mener à bien sa tâche. D’abord, il ne trouve pas ses vêtements. Puis la chaise où il les a laissés prend la poudre d’escampette. Sa chemise se rebelle, son pantalon n’en fait qu’à sa tête, et je ne vous parle même pas de ses chaussettes. Arthur déborde d’imagination quand il s’agit de repousser à plus tard ce qui peut être fait quand sa mère le lui demande. Je sais pas vous, mais moi, ça me fait penser à quelqu’un (ou plutôt quelques-uns)!

"Une autre paire de manches" de Samuel Guénolé

L’autre film que j’ai particulièrement apprécié, c’est La Soupe aux cailloux de Clémentine Robach (dont vous pouvez découvrir l’univers ici). Le récit de la soupe aux cailloux, c’est un classique de la littérature enfantine, que Clémentine Robach s’amuse donc à revisiter. Dans le village des animaux, tous les postes de télévision sont allumés sur la même chaîne, qui propose sa recette du jour: la soupe aux cailloux. Quand une coupure de courant s’abat sur le village, Eléphant propose à ses concitoyens de faire tous ensemble la soupe sur la place du village. Mais quand Elephant voit débarquer Souris, il fait moins le malin. Et cette dernière n’est pas plus rassurée quand elle entend Chat, qui lui-même ne goûte pas particulièrement la présence de Chien, etc., etc. Evidemment, à la fin, tout est bien qui finit bien, et cette soupe aux cailloux, épicée par l’ingéniosité, la bienveillance et la convivialité du village réuni, s’avère absolument succulente. Esthétiquement, les personnages ressemblent à des petits pantins peints et animés à la main (c’est numérique bien sûr, mais l’effet est là), faisant penser à des superpositions de petits papiers découpés, c’est vraiment très beau. Là aussi, c’est un film très court (7mn), bien rythmé, amusant…

"La Soupe aux Cailloux" de Clémentine Robach

Les deux autres films (La Moufle, toujours de Clémentine Robach et La Galette court toujours de Pascale Hecquet) sont également tout à fait charmants, et je suis ravie d’avoir pu proposer ce chouette (ah, ah, ah) programme à Marcus pour sa première toile. Pour comparaison, le premier film de James c’était… La Reine des Neiges. Bon, c’est pas grave hein, et à ce jour il beugle chante toujours avec émotion « Libérééééééé! Délivrééééé! », mais c’était moins adapté.

Je ne saurais donc que trop vous conseiller de vous ruer dans les quelques salles qui projettent encore le film avec vos enfants, neveux, filleules, ou autres tous petits de votre entourage, tant La Chouette permet une entrée en douceur dans le monde magique des salles obscures.

Cerise sur le gateau, c’est un film franco-belge, on plussoit et on soutient l’artisanat local!

 

 

 

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